Le marché des jeux en ligne après la légalisation: 2700 sites illégaux
ajoutée le 2010-04-29 23:16:26
Francis Merlin, consultant en marketing et en communication a présenté les résultats de sa dernière étude sur l'industrie française des jeux en ligne. Le spécialiste estime que 2.700 sites illégaux pourraient continuer d'opérer en France après la mise en place de la nouvelle législation. Pour parvenir à un résultat, Francis Merlin a fait une comparaison entre le cas français et celui italien. En Italie, après la légalisation des jeux en ligne, il existe 20 sites légaux de poker en ligne contre 300 sites illégaux.
En termes de revenus, les opérateurs étrangers encaissent actuellement environ 1,5 milliard d'euros et l'Etat français perd 112 millions d'euros. Après la légalisation, le chiffre d'affaires des sites illégaux baisserait à 450 millions d'euros en 2011, qui se traduit par une perte fiscale pour l'État de seulement 34 millions d'euros.
Francis Merlin est assez pessimiste quant à la réussite des dispositifs de répression sur lesquels l'Arjel compte pour éradiquer les sites illégaux. Le spécialiste explique son doute, en disant que le blocage du nom de domaine peut être évité via le téléchargement de petits programmes informatiques et comme l'adresse IP dynamique ne pas être repérée les sites miroirs échappent à la surveillance. En principe, le consultant estime que l'autorité de régulation n'a pas la prétention de les faire disparaître complètement, mais de les mettre sur le deuxième plan.
Les joueurs qui aiment les types de jeux interdits en France, tels que les jeux de casino en ligne, le bingo et le poker devraient ainsi se tourner vers les opérateurs illégaux. Tenant compte que les sites français autorisés vont offrir un taux de retour de 85 % contre 95 % sur les sites étrangers, les joueurs vont surement choisir ceux qui sont les plus rémunérateurs.