| Les taxes et les limites des paiements sont un problème pour le marché français des jeux de hasarad en ligne |
ajoutée le 2010-10-19 01:26:48
La conférence iGaming Monaco de Monte Carlo génère des perspectives et des opinions intéressantes sur le marché récemment libéralisé français, surtout sur les problèmes de la fiscalité élevée et des faibles limites sur les gains des joueurs.
Cette semaine, le nouvellement nommé PDG de la filiale de 888 Dragonfish, David Zerah a opiné que les taxes imposées aux opérateurs titulaires d'une licence française étaient probablement un peu trop élevées et pourraient nuire à l'avantage d'entrer sur le marché français du point de vue des profits.
Il n'est pas le seul à croire cela. Alexandre Dreyfus du groupe Chiligaming a déclaré que, bien que l'industrie soit heureuse de voir une approche plus progressive de la part des Français, c'était souhaitable que les jeux de casino soient inclus dans le système des licences, et que la fiscalité soit réduite. Il a souligné que 40% du chiffre d'affaires a été "douloureux" pour les opérateurs, mais a ajouté qu'il y avait une opportunité sur le marché français pour développer et construire des marques efficaces.
Nicolas Béraud, le directeur général du groupe Mangas Gaming était préoccupé par la limite réglementaire de 85% de ce que les opérateurs sont autorisés à rembourser aux joueurs. Bien que cela soit conçu pour protéger le consommateur, il s'avère avoir l'effet inverse en envoyant les joueurs sur des sites étrangers offrant un meilleur taux de redistribution.
Le PDG de Zeturf, Emmanuel de Rohan Chabot était également préoccupé par les niveaux d'imposition élevés et la limite de 85% sur les retombées, ce qui rend la fidélisation des joueurs français "très difficile". Il a dit que de l'expérience de son entreprise c'était le joueur moyen qui perdait environ 110 euros par mois par rapport à 60 euros par mois avant la libéralisation, et que la limite de redistribution devait être considérée comme un échec en termes de protection des consommateurs.
Tarquin Henderson, un directeur exécutif marketing de Mangas Gaming, a fait valoir que les régulateurs devraient tenir compte des perceptions des consommateurs sur le marché afin de réaliser pleinement les avantages d'un environnement de jeu plus ouvert. Le client va choisir ce qui lui convient le plus. De plus, il a noté que si l'expérience était défavorable en raison de l'utilisation trop compliquée et les obstacles inutiles pendant le jeu, ou si le client perdait de la valeur de l'expérience de jeu, alors le parieur irait ailleurs. Il doit y avoir un juste équilibre entre la protection des consommateurs et la fourniture d'un environnement de jeu divertissant, a-t-il opiné, avertissant qu'un positionnement trop extrême pourrait conduire aussi à l'échec.
Le directeur du développement international du PMU, Aymeric Verlet semblait croire que l'arrêt des opérateurs illégaux était une priorité plus immédiate que les questions de la redistribution des gains et les impôts sur les jeux. Il a fait valoir que si les opérateurs illégaux étaient empêchés d'opérer dans le marché français, les opérateurs autorisés pourraient s'habituer avec les questions fiscales.
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