| Les casinotiers en ligne remportent le jackpot |
ajoutée le 2007-05-01 07:18:58
ENQUETE - Roulette, black-jack, machines à sous: plus besoin de sortir son smoking ou sa robe de gala. Les casinos sur Internet explosent. Les revenus de ces plates-formes sont estimés à près de 22 milliards de dollars par an.
S’offrir un voyage à Las Vegas sans quitter son fauteuil? La chose est possible depuis que la tentation du jeu s’invite quotidiennement, sans croupiers mais avec mirobolantes promesses de gains à la clé, sur nos écrans d’ordinateurs. L’explosion de la bulle Internet (1997-1998) a multiplié le nombre des casinos virtuels par vingt. Il existerait aujourd’hui, selon la Cour des comptes américaine, plus de 2000 plates-formes touchant un marché européen et asiatique en pleine expansion. Les revenus des casinos en ligne sont aujourd’hui estimés à près de 22 milliards de dollars par an (et 48 milliards de dollars en 2010!), alors que le jeu de poker en ligne, pourtant très en vogue, ne dépasserait pas le milliard. Quinze millions de joueurs dans le monde auraient misé virtuellement en 2005 sur des casinos virtuels. A titre de comparaison, les jeux en ligne tels que les paris et les loteries, qui ont connu une énorme croissance ces dix dernières années, pèsent près de 12 milliards de dollars, dont la moitié aux Etats-Unis. Si l’ampleur totale du marché de cette industrie du jeu d’argent en ligne est difficile à estimer avec précision, elle se monterait à plus de 50 milliards de dollars par an.
A qui profite cette manne? Peu de pays, à l’image de l’Angleterre, ont libéralisé le marché du jeu d’argent sur leur territoire. Du coup, des paradis fiscaux étrangers accueillent des sociétés on-line qui se remplissent les poches en respectant une législation parfois contradictoire. Et c’est l’Etat qui paie généralement les pots cassés.
Interdiction drastique en Suisse
En Suisse, l’administration fédérale joue un rôle plutôt paradoxal. Prônant une interdiction drastique de ces pratiques sur son territoire, à l’exception de quelques institutions d’utilité publique et des casinos, elle n’en condamne pas pour autant la consommation. Et cette dernière favorise justement la fuite de capitaux non soumis à l’impôt vers l’étranger. Impuissants et concurrencés, les organisateurs de jeux d’utilité publique montent au créneau, alors que les casinos «en dur» semblent tenir le coup. Mais les ripostes sont maigres pour colmater l’hémorragie. Explications.
source:http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&file=article&sid=436328
|
|
|
|