En 2003, Jack Barlich a eu un arrêt cardiaque dans le casino MGM Grand de Las Vegas et il a été sauvé par l’équipe
de vigiles du casino. Ce n’était le seul cas, car au cours des neuf dernières années les vigiles des casinos de
Las Vegas ont ranimé quelque 1 800 joueurs et employés.
Des études médicales ont montré que le taux des personnes qui ont survecu à un arrêt cardiaque dans un casino est
supérieur à celui de personnes qui ont le même accident dans un hôpital. Cela est possible, parce que tous les
grands casinos du Sunset Strip sont équipés de défibrillateurs automatiques et les vigiles de ces établissements
en maîtrisent si bien le maniement qu’ils déclinent généralement l’aide des clients médecins. Les mêmes études ont
démontré que 53 % des personnes victimes d’un arrêt cardiaque dans un casino survivaient.
Le problème qu’on se pose à présent est si l’expérience des casinos peut-elle être appliquée à d’autres secteurs,
parce que les casinos sont des établissements surveillés en permanence sur écran par des agents de sécurité,
lesquels peuvent donc réagir immédiatement en cas de crise. Mais si on tient compte de l’affluence et de l’âge
des clients, ces lieux se prêtent davantage que d’autres aux arrêts cardiaques: en 2004, près de 75 % des visiteurs
de Las Vegas avaient plus de 40 ans et certains clients accroissent leurs risques en abusant d’alcool, de tabac et
de manque de sommeil.