Lors de la troisième rencontre parlementaire sur les jeux en ligne, organisée le 5 mai par le député Jacques Myard, les trois grands opérateurs de l'Association EGBA (European Gaming & Betting Association) ont présenté leurs demandes et mécontentements en émettant des doutes sur le respect du calendrier de l'ouverture du marché français aux paris hippiques et sportifs sur internet, prévue le 1er janvier 2010.
Les opérateurs craignent le respect du calendrier de l'ouverture du marché des jeux en ligne, car le projet de loi n'est pas inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée Nationale et le député UMP Jean-François Lamour, rapporteur du projet de loi ne considère pas que le gouvernement devrait déclarer l'urgence sur ce texte afin de permettre un examen plus rapide.
Une autre situation qui mécontente les opérateurs est que l'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel - qui a
déjà commencé à travailler sur le cahier des charges qui devront être respectées par les futurs opérateurs dans le cadre de la délivrance d'une licence), n'existe pas encore sur le papier, elle devant être crée par la loi. Ils ont souligné le fait qu'il s'agit d'une autre situation qui pourrait mener au délais de l'ouverture des jeux en ligne.
De plus, les opérateurs ont émis de sérieux doutes sur le contenu de la prochaine loi, et ils ont affirmé que le
texte législatif ne va pas répondre aux exigences européennes, parce que la France ne propose qu'une ouverture limitée de son marché, en excluant les paris hippiques non mutuels et les jeux de casino. Ils ont demandé en ce sens la prise en compte des législations des autres pays européens et le respect du droit communautaire.