Les 111 salles de jeux, les 11 casinos et la loterie arménienne ont apporté au budget de l'Etat 290 millions de drams (environ 550.000 euros) au cours des premiers six mois de l'année 2009.
Cette année, l'Arménie a suivi l'exemple russe et a également pris des mesures en vue de la création de régions de jeu. Le Gouvernement arménien a décidé début juin 2009 de modifier la loi sur les jeux de 2003 afin de bannir les casinos et les salles de machines à sous de la capitale Erevan.
Les jeux de hasard seront autorisés uniquement dans les territoires de Tsahkadzor, Djermuk et Sevan. Le Premier Ministre arménien envisage de mettre en oeuvre cette mesure dès le 1er janvier 2013. Le nouveau projet de loi sera débattu et voté dans l'Assemblée Nationale les prochains mois.
Un autre point du projet spécifie que les casinos et les activités liées aux jeux de hasard pourront être organisés seulement dans les hôtels et les établissements ayant plus de 125 chambres. La seule concession faite est que les maisons de jeux pourront être construites à proximité de l'aéroport International d'Erevan, où il existe déjà plusieurs salles de machines à sous.
Le Premier Ministre Tigran Sarkissian a déclaré: "Si les investisseurs présentent au Gouvernement arménien un programme dont le coût dépasse 100 millions de dollars, celui-ci sera approuvé et l'Assemblée permettra la construction d'un tel complexe hôtel-casino."
Le nouveau projet, inspiré de celui russe, cherche à déplacer les jeux d'argent dans les zones touristiques afin d'attirer d'importants investissements et plus de touristes. Pour le moment, ce changement n'est pas vu d'un bon oeil par les opérateurs étrangers présents en Arménie.