Dans une interview accordée au journal "Le Figaro" après l'adoption du projet de loi libéralisant les jeux d'argent sur Internet à l'Assemblée, Philippe Germond, le PDG du PMU apprécie que le texte actuel repose sur de bonnes bases. Il se réjouit du fait que le texte reconnaît le pari hippique sous sa forme mutuelle et qu'il maintient le monopole du PMU sur son réseau physique.
Philippe Germond révèle que le PMU envisage de diversifier son offre dans les paris sportifs, mais que la décision de lancer ou non le poker est encore à l'étude. En organisant de tels paris, le but de la direction serait donc d'attirer les joueurs de leur site, qui pratiquent déjà les paris sportifs sur d'autres sites et de devenir ainsi l'un des trois premiers opérateurs français.
Ensuite, le PDG du PMU explique pourquoi il exclut tout partenariat: "Six millions et demi de Français sont nos clients. Nous pouvons également compter sur la force de notre marque. Le PMU a une image de confiance, de sécurité et d'éthique sur laquelle nous pouvons capitaliser. Nous avons déjà des partenaires dans le sport avec le Top 14 de rugby ou avec le Tour de France." Toutefois, il ajoute que la société n'embrassera pas la même politique concernant la stratégie de communication et de publicité.
En concluant, Philippe Germond tire l'attention sur l'importance de l'activité de l'Arjel et souligne le fait que l'Autorité devra être attentive à ce qu'une inflation du nombre des acteurs ne provoque de dégâts inutiles. Il pense que "délivrer une centaine de licences à une cinquantaine de candidats, c'est peut-être excessif". De plus, il opine qu'il "n'existe pas de licence européenne et disposer d'une licence dans un pays ne donne pas pour autant le droit d'exercer dans un autre pays".