Entente à l'amiable entre Loto-Québec et les joueurs compulsifs
ajoutée le 2010-01-13 01:24:04
Les avocats des joueurs compulsifs ont intenté un recours collectif contre Loto-Québec. La société d'État a conclu une entente à l'amiable avec ceux-ci. Le but du recours était de faire Loto-Québec reconnaître que les appareils de loterie vidéo (ALV) causaient le jeu pathologique. Alain Dubois, expert en jeu pathologique commente dans ce sens: "Tous les joueurs sont perdants. Une entente pitoyable."
Les experts ont confirmé en unanimité que les ALV étaient responsables de la presque totalité des dépendances au jeu, mais Loto-Québec s'est engagé à rembourser le coût des thérapies suivies par les joueurs pathologiques, peu importe la cause de la pathologie. C'est une belle trouvaille pour pouvoir affirmer que les ALV sont ni plus ni moins dangereux que les autres jeux de hasard.
Les joueurs sont déçus que Loto-Québec ne reconnaît aucune faute. La société s'engage à rembourser les frais de thérapie déboursés entre 1994 et 2002, car la majorité des traitements offerts avant 2002 n'étaient pas offerts par un professionnel de la santé, ni reconnus selon les normes du ministère de la Santé et des Services sociaux.
De plus, un nombre réduit de joueurs pathologiques ont payé de leur poche leur thérapie, soit un joueur sur 10. Le reste ont bénéficié d'un programme d'aide aux employés de leurs entreprises ou d'un remboursement par une compagnie d'assurance.
A cause d'une clause de confidentialité, Jean Brochu, le représentant des joueurs compulsifs n'a voulu pas commenter l'entente à l'amiable. Le ministre de la Santé et des Services sociaux a eu la même attitude, en argumentant que le dossier est toujours devant les tribunaux.