| Quelques comparaisons entre les résultats des casinos français |
ajoutée le 2010-01-21 23:20:19
Ce n'est plus une surprise que le contrôle de l'identité des joueurs à l'entrée, l'interdiction de fumer dans les lieux publics et la crise économique ont touché le PBJ des casinos français au cours de l'exercice 2008-2009. Les chiffres attendent encore la confirmation du ministère de l'Intérieur, mais il est clair qu'au niveau national, le PBJ des casinos a reculé de 8,16 %.
Prenons des exemples de casinos afin d'analyser leur activité: les établissements de La Rochelle, Royan et Jonzac pour le groupe Barrière, les casinos Châtelaillon et Fouras pour le groupe Émeraude et Ronce-les-Bains de Partouche. Ironiquement, les deux extrêmes du classement sont presque voisins, géographiquement. Le Casino Royan Barrière a perdu 2,21 % de son PJB, mais a gagné 3 places au classement national, passant de la 45e à la 42e. De l'autre côté, le Casino Ronce-les-Bains de Partouche a vu son PBJ baisser de 21,43% !
La lueur d'espoir, ce sont les jeux de table
Toutefois, le Casino Ronce-les-Bains de Partouche impressionne avec un autre chiffre: le PBJ des jeux de table, qui a progressé de 17,40%. François-Stéphane Vergne, directeur du casino de Châtelaillon d'Émeraude est convaincu qu'il faut croire au potentiel des jeux de table, autrefois accessibles en contrepartie d'une taxe de 10 euros par joueur au profit de l'État, aujourd'hui ouverts sans contrainte.
Les casinos de Royan, Châtelaillon, Fouras et Ronce ont enregistré eux-aussi une hausse de PBJ. Le directeur de l'établissement de Châtelaillon affirme: "On observe une hausse globale de jeu aux tables de blackjack, de roulette anglaise ou de stud poker également."
François-Stéphane Vergne ajoute que la possibilité d'ouvrir sans réserve leurs salons des jeux de table et les installer au milieu des casinos a "démocratisé et démythifié les jeux de table, jusque-là perçus comme étant réservés à une élite. Les joueurs apprécient en fait ces jeux de proximité physique avec d'autres personnes, la convivialité qui en découle."
Gilles Vergy, le directeur du casino Barrière de Royan constate: "Même la table à 500 euros que nous ouvrons le week-end, mais surtout l'été, affiche souvent complet. Chez nous, ça joue fort." Le casino Barrière de Royan est un exemple à part, puisque son directeur est allé plus loin dans l'exploitation du phénomène en instaurant une vraie politique d'organisation de tournois, dont les effets seront visibles dans le prochain bilan.
Soyons réalistes quand même! Le volume des mises aux jeux de tables n'atteindra jamais celui constaté aux machines à sous, mais le pourcentage de gains reversés aux joueurs y est plus rentable.
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