| Interview de Patrick Partouche |
ajoutée le 2009-11-10 01:12:55
On vous annonçait le 28 octobre que le Groupe Partouche avait parvenu à s'entendre avec ses banquiers. Patrick Partouche a expliqué dans une interview accordée au journal Capital.fr les conséquences de cet accord et sa vision sur l'ouverture des jeux en ligne.
Le président du groupe Partouche explique que les négociations ont pris quelques mois parce qu'il ont dû trouver un accord avec un pool de 17 banques dans une période de crise financière où les établissements bancaires ne se faisaient plus confiance. Toutefois, Partouche a réussi à obtenir une restructuration de sa dette et 3 années supplémentaires pour rembourser les 298,1 millions d'euros.
Patrick Partouche envisage de vendre des établissements et être à zéro dette dans deux ans. Il explique que la cause principale de l'endettement du groupe a été l'interdiction de fumer dans les casinos. En 2 ans, Partouche a perdu un quart de son chiffre d'affaires, a licencié 420 personnes et a fermé un établissement.
Quant à la possible vente d'actifs à Michel Ohayon (qui proposait 21 euros par action), Patrick Partouche a rappelé le fait que la famille Partouche possédait 71% de la société et que l'entreprise était avant tout une affaire de famille: "Il était hors de question que le groupe soit démembré." Cette décision a mécontenté les actionnaires, mais le président affirme qu'il "ne faut pas qu'ils se plaignent. Si on achète du Partouche, ça monte, ça descend, c'est la valeur la plus sport du marché français."
Ensuite, Patrick Partouche estime que la baisse du barème du principal prélèvement sur le Produit Brut des Jeux n'est "qu'un petit peu de justice fiscale, une compensation, un chiffon rouge que le gouvernement agite". Il apprécie que l'ouverture des jeux en ligne a été pensée pour que la Française des jeux et le PMU en profitent en grande partie. Quand-même, le groupe Partouche demandera une licence lorsque le marché sera réglementé.
Etant demandé s'il envisage des partenariats pour profiter de l'essor des jeux en ligne, Patrick Partouche a affirmé: "Nous n'en avons pas besoin." Il a argumenté ensuite que les activités du groupe couvraient tous les aspects possibles, en donnant comme exemple la filiale opérationnelle, Partouche Interactive, la chaîne de télévision, Cash TV sur CanalSat, les 130 tables de poker des établissements Partouche, l'application poker sur iPhone, le Partouche Poker Tour, l'événement le plus important en France et l'un des principaux en Europe. Il a aussi fait valoir que le site casinopartouche.com était déjà "référencé comme le deuxième site de poker indépendant au monde avec 250 clients actifs 24 heures sur 24."
En concluant, Patrick Partouche reconnaît que le groupe a "touché un point bas cette année", mais il ajoute que la réduction des coûts va limiter le recul du résultat opérationnel. Il nous avertit: "Ouvrez l'œil lors de la prochaine publication des comptes annuels." Nous serons très attentifs, M. Partouche!
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| Arguments en faveur de la libéralisation des jeux en ligne |
ajoutée le 2009-11-05 23:54:20
Le projet de loi sur l'ouverture du marché en ligne a été voté le 13 octobre à l'Assemblée. La France a accompli ainsi ses obligations en tant que pays membre de l'UE, suite à l'obligation imposée par la CE d'ouvrir à la concurrence le marché des jeux en ligne.
Une question raisonnable qu'on peut se poser est pourquoi faut-il libéraliser le marché des jeux en ligne. Tout d'abord, il ne faut pas perdre de vue que les jeux en ligne sont un loisir - en France, les dépenses dans ce domaine sont passées de 6,7 % en 1990 à 9,5 % en 2007 et la demande a bien continué sa progression les dernières deux années. Par conséquent, il ne faut pas laisser les moralisateurs briser une activité ludique respectable, d'autant plus qu'elle est pratiquée par des opérateurs responsables, sous le contrôle de la loi.
Un autre argument en faveur de la libéralisation serait celui économique. D'une part, on a observé le long des années que la fin d'un monopole a incité les acteurs d'un domaine de diversifier et d'innover leurs offres afin de mieux satisfaire les consommateurs. D'autre part, la concurrence entraîne la baisse des prix, l'amélioration des prestations, l'émulation éthique et responsable et l'imagination marketing. Par conséquent, le gagnant ultime est toujours le client, dans notre cas les joueurs en ligne.
Le dernier argument est que la concurrence va favoriser le financement de tous les sports. Par exemple, en Italie, après la libéralisation du marché, les montants versés au sport ont plus que doublé. Toutefois, cela peut être mis en pratique à condition que si les pouvoirs publics soient les seuls garants de la répartition des taxes prélevées sur les mises, et qu'on n'institue pas d'autres prélèvements obligatoires au profit des organisateurs d'événements sportifs (de cette manière seulement les sports les plus médiatisés, tels que le foot et le tennis auront des profits).
Même si le projet est à un pas de devenir loi, les débats contre ou en faveur de la libéralisation continuent. On véhicule de différentes idées et il y a beaucoup de gens conservatoires qui s'opposent à la régulation responsable des jeux en ligne. Pourtant la France ne doit pas rater l'occasion unique de créer une activité novatrice, populaire et génératrice de croissance et d'emplois.
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| Les stratégies des casinos pour lutter contre la crise |
ajoutée le 2009-11-04 23:55:17
La crise économique continue à affecter les revenus des casinos, qui ont enregistré une chute de l'activité.
Pour les casinos de Cannes l'avenir semble sombre - l'interdiction de fumer, l'obligation du contrôle d'identité à l'entrée, la crise et maintenant un autre piège: la taxe 2009 perçue par la municipalité de Cannes qui porte sur environ 10 % du produit brut des jeux passe de 9,2 millions d'euros à 9 millions d'euros, soit 5% du budget municipal.
Les casinos ont donc besoin de diverses stratégies pour faire face à la crise. Ils ont donc mis en place des astuces pour faire revenir les joueurs dans leur établissements, espérant que le prochain exercice sera en hausse.
Par exemple, le Groupe Barrière a investi l'importante somme de 600.000 euros pour la machine à sous "Bank Buster". Il s'agit d'une machine à 3 lignes et 6 rouleaux, un jeu unique en Europe, qui a eu du succès aux Etats-Unis. Alain Fabre, directeur des casinos Barrière de Cannes explique le choix de cette stratégie: "Pour beaucoup de ménages, en période de crise, les jeux de casino font partie des premiers postes à supprimer." Le Groupe a enregistré une baisse de 12 % sur les bandits manchots.
La stratégie du Groupe Partouche consiste dans la diversification des offres à l'Américaine: discothèques, restaurants, bars, tournois de poker en terrasses, dîners spectacle incluant 5 euros en jetons à miser. Le directeur du Palm Beach, Benjamin Abou explique: "Alors qu'on avait chuté de 25 % les trois dernières années, on va finir 2009 à +12 % alors qu'on est à -10 % sur l'ensemble des 50 casinos Partouche."
Quand au Casino Royal, appartenant au fond d'investissement français Financial Royal Resort, les résultats affichent seulement 1% de baisse du chiffre d'affaires. Le casino a encaissé 2,6 millions d'euros jusqu'en septembre contre 2,7 millions d'euros pour la même période en 2008. Quelle a été leur stratégie gagnante? 15 millions d'euros investis dans la rénovation du casino en 2008: un club tendance 80's le Bay Club, deux bars, deux restaurants avec dîner-concert dans le but de "drainer un public qui ne joue pas habituellement en lui proposant une soirée d'émotions de A à Z." Olivier Bader, directeur du casino déclare: "C'est plutôt positif, on a stoppé la grosse décroissance. En 2008, on avait chuté de 17 %."
Tous les grands casinotiers cannois ont trouvé ainsi des moyens pour attirer des joueurs. Chaque établissement a déployé sa stratégie pour contrer la crise et attirer autant que possible les joueurs. Il reste à voir si les chiffres confirment la croissance.
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| La FDJ lance ParionsWeb |
ajoutée le 2009-11-03 23:46:00
La Française des jeux se prépare pour l'ouverture du marché, en lançant son offre de paris sportifs en ligne. Le premier pas est le lancement d'un site dédié au sport : ParionsWeb, qui sera accessible à partir du site de la Française des Jeux.
Le président de la FDJ, Christophe Blanchard-Dignac a déclaré: "Nous avions modernisé l'ensemble de notre site en février dernier à l'exception de la partie dédiée aux paris sportifs. Nous supportons une fiscalité plus lourde que nos concurrents (illégaux, comme Bwin, Betclic ou Unibet) et nous sommes soumis à des règles différentes. Nous ne faisons pas de live-betting. Cela nous empêche d'être compétitifs".
A présent, la Française des Jeux offre 150 paris dans le football, le basket, le rugby, le tennis et le handball. Elle va enrichir cette offre en fonction du calendrier sportif. Le porte-parole de la société a indiqué les paris sur la formule 1.
Le nouveau site, ParionsWeb va proposer des informations sportives et des pronostics, les parieurs en ligne pourront miser selon les recommandations de l'ancien footballeur et le jeu Loto Sportif est maintenu. Par contre, le lancement du site ne sera pas accompagné d'une campagne de communication.
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