| Belgique: projet de loi sur la régulation du marché des jeux en lignes |
ajoutée le 2009-06-29 22:33:18
Suivant le modèle français, la Belgique envisage la légalisation de son marché des jeux en ligne. Le projet de loi belge introduit un système de licences attribuées aux casinos virtuels et salles de poker en ligne. De plus, il prévoit aussi de couper l’accès aux sites non autorisés.
Pourtant, le projet de loi belge comprend les mêmes confusions que le projet français. Par exemple, les deux ne spécifient pas clairement les taxes et les commissions qui seront appliquées. Par contre, les deux projets sont très claires en ce qui concerne les mesures à prendre en cas de non-respect de la loi: couper l’accès. Les sites sans licence en Belgique et en France seront fichés sur une liste noire et les fournisseurs d'accès internet devront en bloquer l’accès.
Les buts officiels des autorités françaises et belges s'encadrent aussi dans la même ligne: la protection des joueurs, la lutte contre le blanchiment d’argent et la lutte contre la dépendance.
En comparaison avec la loi française qui prévoit la création d'une autorité de contrôle, la loi belge préparée par le Secrétaire d’État Carl Devlies ne stipule pas la création d'une commission spécifique. Son application sera garantie par la Commission des jeux de hasard.
Une autre différence entre les deux projets de loi est l’attribution d’un "certificat de fiabilité" avec un opérateur issu d’un État membre de l’Union européenne dans le cas belge. La loi française ne prévoit pas cette directive. Le sujet est d’ailleurs la raison des reproches adressés récemment par la Cour de Justice des Communautés Européennes au Gouvernement français.
L'ultime similitude entre les projets belge et français sur la régulation du marché des jeux en lignes est leur validation. Il faudra attendre le texte définitif et les deux loi devront être discutées au Parlement au cours de cet été. Ensuite, elles doivent recevoir la validation de l'UE et à la fin les institutions en cause devront se prononcer sur les mécanismes censés ouvrir de façon définitive le marché des jeux en lignes dans ces deux pays.
Casinos Hits
|
| Le nouveau casino de Loto Québec - originalité et controverses |
ajoutée le 2009-06-29 22:31:37
Loto Québec a investi 66,5 millions de dollars dans son nouveau casino de Mont-Tremblant: 400 machines à sous, 25 tables de jeu avec croupiers, 6500 mètres carrés et 225 employés. Le casino a été lancé le 24 juin.
L'originalité est le meilleur épithète à utiliser pour caractériser le casino: le style chalet est repris à l'extérieur et à l'intérieur, des immenses fenêtres permettent d'apprécier de partout les spectaculaires paysages des Laurentides, une télécabine relie le casino au Versant Sud de la station de ski. L'hiver, les touristes pourront ainsi se présenter en bottes de ski au casino.
La direction du casino espère qu'il sera rentable dès sa première année, 500 000 visiteurs étant attendus annuellement. L'objectif de Loto Québec est d'attirer les riches touristes de l'Ontario et des États-Unis. C'est pourquoi les sections de haute mise du casino occupent 13% de sa superficie, par rapport à 4% ou 5% des trois autres casinos québécois.
Par contre, dés son premier jour d'activité le casino de Mont-Tremblant est le témoin des conflits de travail. Les agentes et les agents de sécurité du Casino de Montréal ont voulu transmettre un message important: "A quand le retour de la sécurité au Casino?"
Ces personnes ont été mises en lock-out le 27 août 2008, à la suite de leur refus d'accepter une revendication patronale de dernière minute. La direction du casino a répondu à leur grève avec la réduction de 30% des heures travaillées par les agents de sécurité. 193 familles ont été ainsi touchées par un lock-out décrété par Loto-Québec. Le lock-out est généralement utilisé lorsqu'une grève est partielle pour faire pression sur les grévistes, les salariés non-grévistes n'étant alors plus rémunérés. Par leurs protestes, les membres de l'unité Sécurité du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Société des casinos du Québec ont voulu présenter une autre réalité que celle fournie par Loto-Québec.
Ils ont tous déclaré qu'ils étaient déterminés à y résister, tenant compte aussi de la situation financière de leur employeur. On s'y attendait de retrouver de problèmes financiers, mais le dernier bilan présenté relève que le secteur des casinos de Loto-Québec a cumulé des revenus de 915,4 millions, ce qui représente une hausse de 2,3% pour une période de crise économique internationale, par rapport à l'exercice 2007-2008.
Casinos Hits
|
| Les joueurs compulsifs coûtent cher à l'Etat |
ajoutée le 2009-06-29 22:28:25
La CFMJ (Commission fédérale des maisons de jeu) et l’OFJ (Office fédéral de la justice de la Suisse) ont commandé
une étude sur les jeux de hasard et d'argent. Les résultats de cette étude ont été publiés le 25 juin sur le site
officiel de la CFMJ. L'institution qui a réalisé cette étude (le BASS) s'est appuyée principalement sur les résultats
d’un questionnaire envoyé à 375 institutions psychosociales.
L'étude "Les jeux de hasard et la pathologie du jeu en Suisse" a eu pour but de dévoiler la situation en matière de jeu pathologique et d’offre de jeu. Voici les principaux résultats de l'étude menée par le bureau BASS:
· le jeu sur les machines à sous est celui qui est le plus souvent à l’origine de problèmes.
· les résultats de l'étude confirment les estimations déjà existantes, à savoir que le nombre de personnes souffrant de pathologie du jeu se situe entre 35.000 et 48.000.
· un joueur compulsif engendre des coûts sociaux de 3000 francs par année.
· mais le jeu compulsif produit un bénéfice économique supérieur aux coûts qu’il engendre. Les chiffres démontrent que le nombre de joueurs excessifs est resté sensiblement le même au cours de ces dernières années.
· en faisant une comparaison, le jeu compulsif représente un coût par année et par personne similaire à celui du tabac mais demeure nettement inférieur à celui de l'alcool.
Ces résultats vont être utilisés pour la mise en place d'une meilleure prévention de la dépendance au jeu dans les casinos suisses. Les experts jugent que les programmes de mesures sociales mis en place dans les casinos sont encourageants. Mais, il y a encore des mesures qui doivent être appliquées, telles que:
· les casinos doivent faire appel aux spécialistes dans le domaine de la pathologie du jeu pour assurer la formation et le perfectionnement de leur personnel dans la détection précoce des joueurs susceptibles de devenir dépendants. Le personnel des maisons de jeu utilise déjà des listes de contrôle et d'observation du comportement des joueurs. De plus, le personnel des casinos est instruit sur la manière d'aborder la clientèle jugée problématique.
· les casinos doivent rendre accessible à leur clientèle des informations concernant les risques du jeu, des questionnaires d'auto-évaluation ainsi que des adresses de centres de consultation et de groupes d'entraide.
· les casinos doivent interdire l'accès aux jeux aux personnes de moins de 18 ans. Les casinos doivent mettre en place un système informatisé de contrôle d'accès, comprenant la liste des personnes interdites et des personnes exclues.
· l'exclusion d'une personne est prononcée pour une durée d'une année au minimum et ne peut être levée qu'après l'examen de la situation financière et psychologique du joueur. Une exclusion émise par un casino est appliquée à toutes les maisons de jeu suisses. En cas de non-respect de la mesure d'exclusion, le joueur va recevoir une sanction pénale pouvant aller jusqu'à une amende de 500.000 francs ou à l'arrêt.
La CFMJ reçoit chaque année un rapport rédigé par les maisons de jeu suisses, où elles tiennent à jour le recensement des données relatives à leur programme de mesures sociales. Les résultats de ces rapports sont complétés aussi par les résultats des enquêtes menées par la CFMJ elle-même.
Casinos Hits
|
| Les casinos de Monaco en recul |
ajoutée le 2009-06-28 22:22:53
La Société des Bains de Mer, premier propriétaire des casinos de Monaco a présenté le 19 juin les comptes annuels de l'exercice 2008-2009.
Ainsi, la société monégasque a enregistré un recul de 13% par rapport à l'exercice précédent. Le chiffre d'affaire consolidé a été de 400 millions d'euros, par rapport à 457,6 millions d'euros en 2007-2008. Ce résultat se rapporte au second semestre d'activité. Cet exercice a été affecté par l'aggravation de la crise économique internationale et l'interdiction de fumer introduite dans les établissements monégasques depuis le 1er novembre 2008.
Le Groupe a enregistré au second semestre une baisse de 27% du chiffre d'affaire par rapport au recul limité à 3% des six premiers mois d'exercice. Le plus affecté secteur a été celui des jeux. Les casinos du Groupe ont réalisé un chiffre d'affaires de 210,7 millions d'euros, en baisse de 19% par rapport à l'exercice précédent. Le secteur des jeux a connu l'évolution la plus défavorable: une baisse de 30,4 millions d'euros, soit 53% de sa profitabilité.
La Société des Bains de Mer attend un exercice 2009-2010 particulièrement difficile, tenant compte de la poursuite de la crise économique internationale et l'absence de perspectives d'amélioration avant plusieurs mois.
Casinos Hits
|
|
|
|