| Jeux de hasard et religion: histoires d’entente et de conflit - Part 1 |
ajoutée le 2007-12-05 07:33:18
Cet article va discuter les diverses relations entre les jeux de hasard et la religion dans des sociétés différentes
et dans des périodes historiques différentes et il suggère un modèle théorique pour la compréhension de ces
relations.
On argumente que les jeux de hasard et la relion ont certains éléments en commun: des notions de
l’inconnu, de mistère et de croyance, mais aussi d’imagination qu’on reçoit quelque chose de grande valeur qui
change la vie pour le mieux. Dans les religions polythéistes, les jeux et la religion s’entendent justement grâce à
leurs éléments communs. Les religions monothéistes ont la tendance de dénoncer les jeux de hasard et cette
désapprobation est liée à la conception que les jeux offrent une mauvaise alternative à certaines notions et
expériences religieuses. Les éléments que les jeux de hasard et la religion ont en commun ont devenus ainsi une
source de conflit.
Une source d’inspiration pour cet article a été une campagne de publicité menée par l’Eglise de Suède en 2001.
Le thème de la campagne a été la question rhétorique "Cherchez-vous dans le bon endroit?". On utilisait des produits
fictifs, comme, par exemple, un ticket de loterie qui indiquait le mot "espoir" (avec des symbols indiquant un
gain à la loterie). Le message de la campagne était que les gens ont besoin de consolation, affirmation, amitié et
espoir, mais ils cherchent dans des mauvais endroits et doivent se rapprocher de l’Eglise pour voir ce qu’elle peut
offrir pour accomplir ces besoins. Bien évidemment, la campagne a exprimé une idée qui a attiré l’attention du
public. L’Eglise de Suède était très critique envers les jeux de hasard et la campagne présentait les jeux et la
religion comme deux alternatives d’obtenir l’espoir pour une vie meilleure. Le message de base était que l’Eglise
offre une meilleure alternative que les jeux de hasard.
A partir de cette histoire, trois thèmes seront débattus dans cet article. Le premier est l’unité de la religion et
des jeux dans plusieres cultures traditionnelles. Les jeux de hasard , dans un large éventail de sociétés, sont
associés aux pratiques religieuses et à la mythologie. Un deuxième thème est constitué par les dimensions religieuse,
spirituelle et magique des jeux dans les sociétés occidentales modernes. Les notions de chance et d’espoir seront
examinées. Le troisième thème est la dénonciation religieuse des jeux et le fait que les religions fortement
contre les jeux sont caractérisées par l’appartenance à l’autorité religieuse universelle. Des religions bien
établies condamnent les jeux de hasard pour plusieures raisons et on peut identifier quatres grands thèmes du
discours chrétien anti-jeux.
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| Les jeux et la religion en bon accord - Part 2 |
ajoutée le 2007-12-05 07:31:28
Dans de nombreuses sociétés traditionnelles non-occidentales les joueurs peuvent prier les dieux le succès et ils
expliquent les gains et les pertes en termes de volonté divine. Les Indiens Zuñi de la partie sud-ouest de
l’Amérique de Nord adoraient huit dieux de la guerre, qu’ils considéraient de grands joueurs et auxquels ils
associaient un certain jeu. En jouant un de ces jeux, les indiens invoquaient le dieu respectif et ils lui
adressaient des prières pour avoir du succès.
Un exemple contemporain est l’adoration des divinités locales, représentées par des statues, en Taiwan. Certains de
ces dieux sont demandés par les joueurs à la loterie de révéler les numéros gagnants du tirage suivant. Evidemment,
les prières adressées aux "dieux des jeux" sont des anciennes pratiques chinoises.
Au sud de l’Italie, un nombre de saints ont été et sont encore, dans une certaine mesure, considérés prêts à aider les
joueurs de loto, comme St. Pantaleone, Madonna di Piedigrotta et Madonna del Carmine, St. Alessio, St. Marco et
St.Giovanni Decollato. L’Eglise n’a pas officiellement embrassé l’idée que les saints avaient quelque chose en
commun avec les jeux de loterie. Pourtant, les joueurs prient les saints pour les aider.
Les jeux de chance et la
religion peuvent quand même avoir des liaisons. Dans la mythologie on retrouve beaucoup d’exemples de jeux liés
aux divinités, particulièrement dans les épisodes de la création du monde. Dans la mythologie grecque, il y avaient
des dieux choisis par le jeu de dés. Généralement parlé, on peut expliquer cela par la notion que le monde a été
créé arbitrairement par les dieux. Bien que le jeu puisse être uniquement un moyen de divertissement, pour les
Indiens de l’Amérique de Nord il faisait partie des rituels et des cérémonies. De plus, on a aussi des exemples
historiques du XVIIIéme siècle quand le jeu était utilisé pour traiter une maladie. Finalement, les jeux pourraient
être utilisés pour la divination (en Chine, les jeux étaient une manière de découvrir les changements du destin).
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| Eléments religieux et magiques des jeux dans les sociétés modernes - Part 3 |
ajoutée le 2007-12-05 07:27:49
Dans les sociétés occidentales modernes, les jeux et la religion sont vus comme deux sphères complètement
différentes. Jouer dans une église serait inacceptable, et faire des prières dans un casino serait probablement
considéré un symptôme d’une depression nerveuse causée par d’énormes pertes. Pourtant, les jeux des sociétés
modernes ont des éléments religieux et magiques.
Comme dans les cultures traditionnelles, les joueurs actuels attribuent leurs gains à Dieu ou à des pouvoirs
supérieurs. Presque un tiers des gagnants améicains au loto croivent que leur gain a été guidé par des forces
divines ou mystiques. Il y a des auteurs qui ont arrivé à la conclusion que la loterie est restée le seul miracle fiable
de cet "âge de la raison". Ainsi, des concepts religieux sont utilisés pour expliquer la question:
"Pourquoi moi? Pourquoi ce miracle de gagner une fortune?". Des croyants peuvent être penchées à
donner du credit aux forces divines pour un grand gain et d’autres croyants adressent même des prières à Dieu pour
gagner aux jeux de hasard. Dans les revues américaines du domaine on peut retrouver occasionnellement des
"talismans" comme l’eau sainte de Lourdes, terre bénie de Fatima ou des images du "patron des joueurs", St.
Cayetano.
Acheter un ticket de loto signifie acheter de l’espoir: pour une somme insignifiante d’argent, les joueurs
acquièrent la possibilité de gagner une fortune qui pourrait changer leurs vies. C’est pour cette raison-ci que les
opérateur de loto ont été appelés "vendeurs d’espoir" et ceux qui achètent les tickets sont les "acheteurs de
rêves". Le rêve d’une transformation personelle a des similarités avec l’espoir chrétien dans la sauvegarde et la
paix spirituelle. On pourrait objecter que les jackpots de la loterie inspirent une certaine indulgence dans les
rêves d’excès matériel, tandis que les chrétiens espèrent à la salvation spirituelle. Au moins en Suède, toutefois,
la réalisation d’un véritable et meilleur soi est typique à la fois dans l’espoir de gagner un jackpot et dans les
rêves et les plans pour l’avenir d’un gagnant. Il s’agit d’un thème saillant dans les fréquent reportages des
journaux sur les gagnants à la loterie ou aux jeux de hasard. La plupart des joueurs espèrent à la paix intérieure
et à l’oubli de tous les inquiétudes liées aux difficultés économiques. Il est fréquent que les gagnants donnent
d’importantes sommes d’argent à leurs familles, travaillent moins et voyagent de plus pour sortir du
quotidien et acquérir une perspective plus large sur la vie.
Les thèmes sur les grands jackpots sont très fréquents dans les journaux suisses. Une analyse de
cette année sur les articles de cette sorte a montré qu’ils contiennent des thèmes similaires avec ceux de la
lecture chrétienne et des légendes du folklore. Le gain est décrit comme un test de moralité et de caractère, on
insinue que les bons hommes sont récompensés et ceux qui sont en besoin sont bénis, et on suggère que la chance
et le destin sont importants pour remporter le jackpot. Ainsi, les gains inspirent à la réflexion sur la chance,
le destin, la bénédiction, et à une éventuelle justice supérieure.
Jouer des jeux de hasard est vu comme une manière de se poser la question "Je suis un homme chanceux ou pas?". Un
gain est interprété comme un signe que la chance va continuer ou qu’une période de malchance doit finir, et une
perte est interprétée inversement. Cette notion se construit sur la conception que "la vie est un jeu de hasard" et
que les chances de succès peuvent être révélées par les résultats des paris faits à une table de jeux. Le lever des
jeux à une philosophie de vie fataliste - qui est une alternative de la perspective chrétienne que Dieu a des plans
bien établis pour chaque individu - a une longue histoire. La conception que les jeux sont une métaphore
pour les vicissitudes de la vie n’a pas disparu de l’imaginaire et de la culture populaires.
Ainsi, les notions de chance, fortune et destin sont importantes pour les jeux de hasard. On n’exagère pas si on
affirme qu’il est très difficile de jouer sans être affecté d’une certaine manière par la chance. La chance est
quelque chose de mystique, elle appartient à une sphère mystique, en contraste avec la raison favorisée dans les
sociétés contemporaines.
Dans la sphère mystique de la chance et des jeux de hasard vivent largement des croyances et des pratiques magiques.
Les superstitions des joueurs, leurs idées sur quoi apporte de la chance ou de la malchance dans les jeux sont
innombrables. Parmi ces superstitions on retrouve des phénomènes qui appartiennent à la religion : croyance en
présages, charmes, révélation mystique, ainsi que le comportement ritualiste et l’idée que les messages sont
transmis à partir d’un domaine transcendant par le biais des rêves.
La dimension mystique des jeux englobe des états modifiés de conscience et de dissociation, qui ont été signalés
après avoir joué intenssement et plus particulièrement au cas des jeux répétitifs comme les machines à sous. Un
exemple suggéstif de dissociation induite par les jeux est le jeu japonais Pachinko, un mélange entre le pinball et
les machines à sous. Le jeu typique de Pachinko peut être vu comme une sorte de méditation, de mise en ordre des
pensées comparable aux exercices de raison des religions estiques.
En conclusion, les jeux de hasard comprennent des notions de nature magique, mystique et religieuse, non seulement
dans les cultures traditionnelles non occidentales, mais aussi dans les sociétés occidentales. Dans nos sociétés
modernes, les jeux de hasard ont une sorte d’attrait spirituel ou religieux - le joueur se lance dans "un état
mystique" ou dans un "état conscient de mysticisme". Les jeux de hasard possèdent un sens métaphysique presque
sacré, ils comprennent le domaine du mystère diffusé tout au long de la vie et ils déclenchent le plus profond
de tous les intérêts de la vie. On pourrait donc conclure que les jeux de hasard, dans une certaine mesure,
comblent le vide laissé par le déclin de la religion officielle dans les sociétés occidentales sécularisées.
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| Dénonciation religieuse des jeux de hasard - Part 4 |
ajoutée le 2007-12-05 07:17:07
Les nombreuses religions du monde ont de diverses attitudes envers les jeux de hasard. On a vu, que la
religion et les jeux peuvent coexister en harmonie et en unité. D’autre part, quelques religions ont des attitudes
très dénonciatives s’il s’agit des jeux de hasard. Les jeux ont la tendance d’être condamnés par les religions
monothéistes, qui se basent sur des textes-sources qui contiennent les mots de Dieu, qui ont développé un set
rigide de doctrines et qui sont intolérantes avec les déviations des croyants - plus court, les religions qui
soutiennent qu’elles ont un monopole sur la vérité et sur les cannaux de communication avec le surnaturel.
Les critiques religieuses envers les jeux de hasard peuvent être expliquées, dans une certaine mesure, par le fait de
regarder les jeux comme une activité qui entre en compétition avec la religion. On a argumenté que les jeux
sont devenus "une religion séculaire" et que la vraie raison pour laquelle les chrétiens les regardent comme un
péché est qu’ils ne peuvent pas être tolérés parce qu’ils fournissent une alternative similaire au christianisme.
De manière significative, l’islam est une religion monothéiste, qui condamne sévèrement les jeux de hasard. Dans les
sociétés islamiques les jeux sont soit totalement interdits, soit très limités. Les jeux de hasard sont
explicitement condamnés commes des péchés dans le Coran.
Depuis son origine, le christianisme a été critique à l’égard des jeux de hasard. Les premiers conseils de l’Église
interdisaient les jeux de hasard, et jusqu’à l’époque de la Réforme, l’Église en général considérait les jeux comme
des péchés. Après la Réforme, l’attitude libérale de l’Eglise Catholique Romane envers les jeux de hasard a
progressivement émergé. Les jeux de hasard ne sont pas considérés comme un péché en soi, ils le sont seulement quand
ils sont joués en excès et quand ils privent quelqu’un de ce qui lui est nécessaire. Il y a, cependant, de nombreux
catholiques romans, surtout aux Etats-Unis, qui s’opposent fortement aux jeux d’argent et qui veulent que l’Eglise
reconsidère sa position actuelle.
Quand, en revanche, les jeux de hasard et la religion coexistent en harmonie, la religion est le plus souvent de
nature animiste et polythéiste, comme le système traditionnel de croyances des Indiens d’Amérique du Nord. Un autre
exmple peut être la religion chinoise. Ces systèmes reconnaissent une multitude de divinités et d’esprits, et
il y a une tolérance des différentes opinions et des innovations religieuses. En bref, il n’y a pas de prétention
à un monopole sur les questions religieuses. Il semble qu’il y ait peu, sinon aucune religion animiste dans le
monde qui condamne les jeux d’argent sur des bases doctrinales et morales.
On doit prendre en considération que dans le cas des grandes religions établies il y a souvent un écart, parfois
légère, mais parfois considérable, entre la religion officielle et la religion réellement pratiquée localement.
Le catholicisme roman populaire du sud de l’Italie a eu, à travers le culte des saints locaux, un caractère
polythéiste et le système local de croyances incluait diverses formes de magie et de sorcellerie. Ces croyances
étaient si étroitement intégrées dans le mode de vie des gens que l’Eglise, malgré les tentatives de le faire,
n’a pas pu les réprimer. Ainsi, la religion du sud de l’Italie qui a été associée à la loterie est en effet un
système de croyances animistes et polythéistes, transmis de génération en génération, principalement par le biais
de la tradition orale, et donc susceptibles d’être soumis à des variations locales et des innovations.
Le contraste entre la religion officielle et la religion pratiquée localement caractérise aussi l’hindouisme et
le bouddhisme. L’hindouisme est une religion où les croyances plus âgées ont été intégrées avec celles plus
récentes. Dans les pratiques religieuses populaires un grand nombre de divinités sont vénérées; dans la doctrine
religieuse officielle, toutefois, l’accent est mis sur un nombre réduit de dieux supérieurs et on a mis en place
un code moral strict. Une ambiguïté similaire se retrouve dans les conceptions hindoues sur les jeux de hasard.
D’une part, le jeu est depuis longtemps utilisé en Inde, d’autre part, les autorités religieuses condamnent
sévèrement les jeux de hasard, et la plupart des formes de jeux d’argent sont illégaux actuellement en Inde. La
relation entre le bouddhisme et les jeux de hasard est comparable. Dans la pratique populaire, le bouddhisme est
souvent une religion polythéiste avec une multitude de divinités, et les jeux de hasard ont été, ou sont encore,
répandus dans de nombreux pays bouddhistes, comme la Thaïlande. Beaucoup de croyants n’ont pas veçu l’expérience
d’un conflit entre leur religion et les jeux de hasard. Par exemple, les jeux de hasard aux funérailles en Thaïlande
sont très fréquents. Selon la doctrine orthodoxe bouddhiste, cependant, le jeu est une activité qui conduit l’homme
loin de la voie du développement spirituel, et toutes les formes de jeux d’argent, sauf les loteries, sont
interdites en Thaïlande.
Ainsi, les religions qui prétendent un strict monopole sur les questions concernant le divin et le surnaturel,
tendent à avoir une attitude critique à l’égard des jeux de hasard, tandis que les religions polythéistes et
animistes, où il n’existe pas de telle revendication, acceptent les jeux de hasard et souvent fusionnent avec eux.
Les variations des attitudes d’une certaine religion à l’égard des jeux de hasard peuvent être comprises seulement
par une analyse plus détaillée des changements des doctrines morales de cette religion et une analyse des contextes
politique et culturel.
Par exemple, les critiques légères à l’égard des jeux exprimées par la campagne de publicité menée par l’Eglise de
Suède (qu’on a discuté dans l’introduction de cet article) illustrent un changement d’attitude vis-à-vis des jeux de
hasard. En s’adaptant aux jugements moraux plus libéraux dans la société en général, l’Église a modifié sa position
puritaine antérieure (position prise pour plus de 50 ans) sur la plupart des questions et elle a pris une attitude
plus moderne. De même, les jeux ne sont plus considérés comme un péché par l’Eglise de Suède, mais comme quelque
chose qui, malheureusement, engage beaucoup de gens qui éprouvent un sentiment d’insatisfaction dans leurs vies.
Ainsi, lorque l’Eglise avait encore une autorité décissive dans les questions morales en Suède, le joueur était
sévèrement condamné comme pécheur. Maintenant que l’Eglise s’est adaptée à l’évolution du climat moral, qui demande
plus de tolérance, elle reconnaît que la loterie est une façon "d’acheter de l’espoir" et rappelle au public que
l’Eglise fournit de l’espoir gratuitement.
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| Thèmes retrouvés dans les arguments chrétiens contre les jeux de hasard - Part 5 |
ajoutée le 2007-12-05 06:09:47
Une analyse de la littérature chrétienne, des ouvrages historiques et des études sur les jeux de hasard rélèvent que
les arguments invoqués contre les jeux de hasard ont été et sont encore nombreux et très diversifiés.
Le premier thème de la critique chrétienne est la cupidité. L’argument central est le moteur principal du jeu est
la cupidité et l’amour de l’argent, qui est la "racine de tous les maux". L’élaboration de cet argument est que les
joueurs, dans leur cupidité, souhaitent que leurs adversaires perdent et ils ne se soucient guère de la souffrance
et la douleur causées par la perte - ils n’ont pas "d’amour du prochain". Une autre version, qui suggère que le jeu
ne respecte pas le huitième commandement, c’est que le jeu est une sorte de vol, mais par consentement, il est tout
aussi erroné que le duel, qui représente le meurtre par consentement. Une variation contemporaine sur le thème de
la cupidité est la suivante : les loteries sont des péchés car elles exploitent le désespoir et les vains espoirs
des pauvres et la faiblesse des dépendants des jeux, dans le but de faire du profit. Les arguments sur la cupidité
ont une liaison avec la dimension éthique du christianisme, qui concerne la bonne conduite entre les êtres humains
dans des systèmes sociaux et économiques.
La force démoniaque des jeux constitue un deuxième thème de la critique. Les mots, "Le Diable a inventé les jeux
de hasard", sont attribués au père Saint Augustin. Ou, peut être, c’est de l’Antiquité que provient l’idée que la
chute des dés est contrôlée par le diable, qui utilise sournoisement cette occasion pour susciter la discorde entre
les êtres humains et pour les mener au péché. Plus généralement, on a maintenu l’idée que les jeux disposent d’un
pouvoir démoniaque qui provoque inévitablement des comportements immoraux et de la misère. Les arguments relatifs
à ce thème, revendiquent ainsi la réalité des forces surnaturelles maléfiques non chrétiennes et soulignent qu’elles
"travaillent" dans les jeux de hasard.
Le troisième thème de la critique chrétienne des jeux de hasard inclue des arguments qui concernent la cosmologie.
Ce thème exprime l’opinion que les jeux de hasard entrent en conflit, d’une manière ou d’une autre avec la création
de Dieu et avec la cosmologie chrétienne. La thèse explique que les jeux, étant une activité régie par hasard,
perturbent l’univers ordonné créé par Dieu. On va voir quelques exemples de tels arguments:
1. Dieu est tout-puissant, rien ne se passe par hasard, ainsi, jeter les dés est un acte vilain qui oblige Dieu à
s’intéresser aux jeux.
2. Comme on dit dans la Bible, la volonté de Dieu peut justement être divulguée par l’intermédiaire du tirage au sort;
les jeux de hasard sont un acte de corruption et de profanation de cette sacrée pratique.
3. Dieu a imposé aux hommes de travailler - l’homme doit manger son pain "par la sueur de son front" et travailler 6
jours par semaine; les jeux découragent le travail et favorisent la paresse.
4. Dieu, dans sa sagesse, a décidé qu’il ne doit y avoir une correspondance entre le travail et la récompense; les
jeux bouleversent cet équilibre, car un joueur peut gagner une fortune, sans devoir travailler.
5. Contrairement aux animaux, Dieu a créé les êtres humains avec la faculté de la raison; les jeux sont irrationaux
et donc contraires aux intentions du Créateur.
Le quatrième thème est que les jeux sont perçus comme des manières d’offrir des alternatives banales, fataliste ou
occultes à ce qui est offert ou considéré vrai dans le christianisme. Cet argument de l’alternative découle ainsi de
l’ambition du christianisme de monopoliser la "vérité" sur le surnaturel et les canaux de communication avec lui.
Dans L’Eglise il existait un argument fréquent : les jeux de hasard ont leur origine dans la divination païenne et
ils sont donc inappropriés pour les chrétiens. Prennant en considération l’omnipotence de Dieu, on a aussi argumenté
que, puisque Dieu est tout-puissant, la "chance" n’existe pas. Ainsi, les jeux de hasard, qui sont fondés sur les
notions de chance, reposent sur des croyances erronées, non-chrétiennes et fatalistes. Dans la critique chrétienne
actuelle les deux arguments sont souvent entendus: les jeux encouragent de nombreuses superstitions et impliquent
souvent l’invocation des pouvoirs occultes, et ils offrent l’espoir de devenir riche et heureux, mais les vraies
richesses et le vrai bonheur sont spirituels, pas matériaux. C’est ce dernier argument qui est exprimé dans la
campagne publicitaire de l’Eglise de Suède.
On a même affirmé que les jeux de hasard, quand ils deviennent une passion, se transforment dans un un péché contre
le premier commandement: « Tu ne dois pas avoir d’autres dieux que Moi ! ». Cet argument repose sur une définition
large de la notion de "Dieu", si on prend en considération l’explication donnée par Luther dans son Grand
Cathéchisme, que "celui que vous aimez et faites confiance est correctement votre dieu". Ainsi, on considère que le
joueur passionné adore un faux dieu (un article paru dans le magazine "Christianity Today" été intitulé "Jouer
à la loterie est idolâtrie"). Parfois, un verset de la Bible qui condamne la prédiction du futur et la soumission
aveugle à la fatalité, est lié à la personne qui joue pour l’argent, plutôt que pour le divertissement. Cette
personne est critiquée à l’aide d’un argument similaire, fondé sur l’affirmation contenue dans la Bible que
« Aucun homme ne peut servir deux maîtres : car toujours il haïra l’un et aimera l’autre. On ne peut servir à la
fois Dieu et Mammon. (Matthieu 6:24).» Ainsi, le joueur vénère mammon, la personnification de la possession
matérielle, de la richesse, plutôt que de Dieu.
Pour résumer, la critique chrétienne des jeux de hasard se compose de quatre grands thèmes: la présupposée cupidité
du joueur, les jeux ayant un pouvoir démoniaque, les jeux de hasard en conflit avec la cosmologie chrétienne et
les jeux étant des effets de substitution au christianisme dans certaines questions relatives au sort, l’inconnu
et la transcendance.
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| Conclusions - Part 6 |
ajoutée le 2007-12-05 06:01:39
On a beaucoup d’exemples sur la manière dont les jeux de hasard et la religion ont coexisté en harmonie dans de
nombreuses cultures. Les dieux sont considérés des joueurs; les divinités, les saints et les esprits sont soupçonnés
d’être prêts à aider les joueurs; les jeux font partie des rituels religieux; les officiels religieux encouragent
les cérémonies religieuses; et la mythologie raconte sur les jeux de hasard. Les jeux impliquent toujours un élément
de hasard, et si la chance n’est pas reconnue, alors on envisage la possibilité que les forces divines et mystiques
gouvernent le résultat des jeux de hasard. Du point de vue du croyant, le surnaturel peut ainsi être invoqué par
le biais de jeux de hasard, il y a une perspective de gagner aux jeux de hasard en invoquant le surnaturel.
Il est souvent dit de manière superficielle que, dans les sociétés occidentales modernes la religion laisse la
place à une perspective rationnelle et laïque. Certes, dans de nombreux pays, la religion traditionnelle chrétienne
a des difficultés à recruter des membres actifs de ses congrégations et faire entendre sa voix dans le débat public.
Mais, des sentiments, des attitudes et des notions de nature religieuse, même s’ils ont pris des formes nouvelles,
ils continuent d’être d’importance capitale. Dans cette perspective, les jeux de hasard peuvent être considérés
comme une façon dont les gens se connectent à la société et mettent à l’épreuve le royaume de la transcendance et du
mystique. Comme nous l’avons vu, les joueurs ont des croyances superstitieuses et irrationnelles concernant les jeux
de hasard, des croyances fondées sur des notions de chance et de fortune en tant que pouvoirs mystiques. Ainsi, si
les jeux contiennent des éléments d’un caractère religieux et sont en concurrence avec la religion pour l’attention
des gens, alors une attaque contre les jeux de hasard est attendu de la part d’une religion qui s’efforce de
maintenir un monopole religieux et moral.
Dans un monde hypothétique, où il n’y avait aucune chance et tout était entièrement prévisible, les jeux et la
religions n’existeraient probablement pas. Dans une relation de conflit, le partage du domaine est minime, composé
de seulement quelques éléments, comme la conviction que Dieu peut récompenser ceux qui le méritent avec un gain à
la loterie, une croyance désapprouvée habituellement par la religion officielle. Mais, il ya un certain nombre
d’éléments qui existent dans différentes versions: par exemple, "la chance" par opposition à "la Providence", et
l’espoir du joueur dans une meilleure vie contre l’espoir pour la sauvegarde et la la grâce du chrétien. La
religion officielle a donc une raison de plus pour dénoncer les jeux de hasard. Dans une perspective chrétienne, les
jeux sont mauvais, non seulement parce qu’ils s’appuissent sur une volonté de recevoir sans donner et introduisent
la "chance" dans le monde ordonné de Dieu, mais aussi parce qu’ils offrent une voie alternative aux expériences qui
sont de nature transcendantale et religieuse.
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| La Société Française de Casinos a enregistré une croissance significative |
ajoutée le 2007-11-19 08:20:43
Pour la période entre le 1 novembre 2006 et 31 août 2007, la Société Française de Casino a enregistré un chiffre
d’affaires de 12,9 millions d’euros, contre 11,4 millions sur la même période de l’exercice précédent, en croissance
de 10,5%.
La société anticipe une croissance de son activité en ligne: "Dans un contexte de réflexion collective engagée
autour des jeux en ligne, la Société Française de Casinos dispose de solutions techniques et humaines pour
intervenir immédiatement et saisir les opportunités de croissance que constituerait une évolution de la
règlementation sur ce matché."
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| Les casinotiers et la loi anti-tabac |
ajoutée le 2007-11-19 07:58:14
Jour 43 avant l’entrée en vigueur de la loi anti-tabac dans les lieux publics français. Les casinos ne font pas une
exception et les casinotiers travaillent dur et font preuve d’imagination sur le sujet.
Ainsi, le casino de Menton a installé dans son casino une cabine style "téléphonique" pour les fumeurs. Les
casinotiers s’attendent à ce que ce système incitera les fumeurs à ne pas déserter les casinos le 1er janvier 2008,
date à laquelle entre en vigueur la loi contre le tabac.
Une autre alternative trouvée pour les fumeurs est une terrasse aménagée uniquement pour eux. C’est une terrasse
avec vue, qui sera chauffée en hiver.
La nouvelle loi est mal acceptée par les casinotiers, parce que le contrôle d’identité aux portes des casinos a
entraîné aussi une diminution de 8% de la fréquentation. On s’est rendus compte que les joueurs préfèrent se rendre
dans les casinos de Monaco pour s’adonner à leurs passions et jouer aux machines à sous ou aux jeux de table en
toute discrétion, puisque les casinos monégasques ne sont pas concernés par les lois françaises et un bon nombre
de joueurs francais de la région préférent faire quelques kilomètres supplémentaires pour allier leur deux
plaisirs : fumer en jouant au casino.
Le Groupe Barrière a trouvé une autre alternative pour couper court à l’envie de fumer de ses joueurs: des
hôtesses proposent aux joueurs des sucettes pour faire passer l’envie de nicotine. Le groupe mène aussi une campagne de communication sur les mesures prises depuis le mois de mai, sur le thème "Le casino change d’air".
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| Las Vegas a perdu l’un de ses plus anciens casinos |
ajoutée le 2007-11-19 07:29:51
L’un des plus vieux casinos de Las Vegas, New Frontier vient d’être démoli et un complexe encore plus grand doit
voir le jour à sa place en 2011.
Les 15 étages de ce casino mythique de Las Vegas se sont évaporés le 13 novembre
sous la puissance de 453.000 kg d’explosifs.
New Frontier a été un complexe hôtel-casino, le deuxième à voir le jour en 1942 sur le Strip, une portion de 6,7 km
du Las Vegas Boulevard Sud, sur laquelle sont situés une partie des plus grands hôtels, casinos et centres de
villégiature du monde. Il avait une ambiance de village de cowboys, étant ainsi le premier casino à thème à ouvrir
sur le Strip. C’est dans cet établissement qu’Elvis Presley avait fait son début à Las Vegas.
La destruction du complexe New Frontier a été décidée afin de laisser place à la construction d’un casino-hôtel de
8 milliards de dollars de la franchise Plazza par Elad Group. Le nouveau complexe sera composé d’un hôtel de luxe
comptant 3.500 chambres, des résidences privées et d’un casino.
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| Le bookmaker Bwin enregistre une baisse des revenus |
ajoutée le 2007-11-16 10:14:55
Bwin Interactive Entertainment AG, un bookmaker en ligne, est le sponsor d’un des plus connus et de succès
club de football du monde, AC Milan. Mais cette sponsorisation n’a pas mené à un profit pour la compagnie, et cela
resulte de leur annonce que les revenus sont en baisse. La perte pour le troisième trimestre a été estimé à 5,1
millions d’euros et le revenu total a baissé avec 11%.
La compagnie qui est basé à Vienne, a fait des efforts de
marketing dans le troisième trimestre, mais elle a été affectée par sa sortie des marchés américain et turc.
En Vienne, les actions de la société ont baissé avec 2,88 euros, la plus significative baisse enregistrée depuis
le mois de février, un signe éloquent des affaires que Bwin fait actuellement.
Une autre raison de la baisse pourrait provenir de l’Allemagne, où les officialités s’efforcent d’empêcher la
société de prendre des paris. En retour, la compagnie ne va plus sponsoriser les clubs de football du pays, tel que
Werder Bremen.
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| Plus d’informations intéressantes de l’étude Bwin |
ajoutée le 2007-11-16 05:57:14
Les femmes qui jouent en ligne et parient des sommes importantes d’argent sur l’Internet gagnent plus souvent
que les hommes, selon une étude de Harvard Medical School.
L’étude menée par Harvard Medical School et sponsorisée par Bwin continue à offrir des informations intéressantes et utiles sur la démographie et la typologie des joueurs en ligne.
Les derniers résultats publiés de l’étude faite sur un échantillion de 40499 personnes favorisent les femmes en ce qui concerne un comportement plus efficace de jeu que les hommes.
Les femmes parient des sommes plus grande avec plus d’intensité que les hommes. Selon l’étude, les femmes risquent
en moyenne 15 euros pour chaque pari et parient avec 15% de plus que les hommes dans une période définie. Les hommes
qui ont compris 92% de l’échantillon de l’étude, ont parié en moyenne 11 Euros.
L’étude a utilisé aussi des données de Bwin Interactive Entertainment AG et du bookmaker en ligne autrichien. Les
conclusions sont fondées sur des observations des comportements des joueurs pour une période de huit mois, pendant
l’année 2005.
Les gens qui pariaient en moyenne 44 euros perdaient 9% de leur temps, tandis que les personnes qui pariaient
en moyenne 1 euro perdaient 18% de leur temps. Les chercheurs ont constanté que les personnes qui parient des
sommes plus grandes perdent proportionnellement moins que celles qui font des petits paris. Ces joueurs font des
paris extrêmement risquants, mais leurs énormes pertes n’ont pas modérer leur manière de joeur.
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